Notre essai du Kia Sorento sur la côte Atlantique

Notre essai du Kia Sorento sur la côte Atlantique

Biarritz, lieu de prédilection des surfeurs en France, fut le temps d’un week-end le terrain de jeu du dernier SUV de Kia : le Sorento 3. Après des centaines de km avalés, le Sorento s’avère-t-il être une bonne alternative dans le segment des SUV ? Réponse tout de suite !

Cette 3ème génération offre un tout nouveau design : imposant mais élégant

Cette 3ème génération offre un tout nouveau design : imposant mais élégant

Prêt à affronter la horde allemande

Mi-mars, l’équipe du blog a pris la direction de la côté Atlantique pour prendre en main le tout nouveau Sorento de Kia. Le gros baroudeur des villes nous attendait donc à l’aéroport de Biarritz. Après la remise des clés, il est temps de faire un tour du propriétaire.

Le tour du propriétaire

On le savait imposant lors de la présentation officielle en août dernier mais quand on se retrouve nez-à-nez avec lui, il l’est encore plus. Voici un aperçu de ses mensurations : 4,78 m de long, 1,89 m de large et 1,68 m de haut.

Dès le premier coup d’œil, le Sorento 3 a de la « gueule ». Y’a pas à dire ! Du Sorento 2 (lancé en 2009) au 3, le SUV a franchi un cap esthétique, comme le souligne Frédéric Chouraqui,responsable marketing Kia France. En somme, Kia a fourni un gros travail sur le plan esthétique : ceinture de caisse haute, ailes élargies, phares affinés, calandre imposante, capot robuste et un profil dynamique. Ce dernier élément est obtenu via un effet d’optique : en donnant une ligne de toit en fuite, Kia dynamise le look de son Sorento mais pourtant le toit est bien plat si l’on s’en réfère aux barres de toit couleur aluminium. Si l’avant parait travaillé, l’arrière fait plus « mastoc » avec un immense hayon, de grands feux arrière, un bouclier volumineux.

Montée en gamme dans l’habitacle

Étant donné le gabarit extérieur, on est en droit de s’attendre à un habitacle spacieux. Et beh, c’est bien le cas car dès l’assise au poste de conduite, on se sent petit dans ce Sorento. Le passager avant paraît loin et alors le coffre, on vous laisse imaginer! D’ailleurs, ce dernier est généreux puisqu’on peut passer de 142 litres (7 sièges déployés) à 1 662 litres (uniquement avec les 2 sièges avant).

Outre tout cet espace à bord, l’intérieur du Kia Sorento fait bonne figure à côtés de ses concurrents. La firme coréenne frappe fort puisqu’on retrouve une planche de bord recouvert de cuir en composite, ce dernier est également repris au niveau des panneaux de portes parsemé d’inserts en noir laqué. De plus, on regrette le plastique « effet alu brossé » autour des aérations et de l’écran tactile.

Le simili-cuir prend position sur la planche de bord de ce SUV coréen

Le simili-cuir prend position sur la planche de bord de ce SUV coréen

A présent, focalisons-nous sur deux détails qui nous ont quelque peu déranger :

  1. Bien que le volant 3 branches multifonctions donne une impression de sportivité et son dessin rappelle celui d’une Audi TT (3 branches, klaxon rond, seul les anneaux manquent à l’appel), la branche verticale de ce dernier englobe un carré de plastique sonnant creux dès que l’on tapote dessus. A rectifier sur la version de milieu de vie !
  2. A cela, on aurait également aimé disposer d’un levier de vitesse (surtout pour la boite automatique) plus discret et mieux fini.

Malgré ces légers défauts – vite oubliés après quelques heures de conduites, ce Sorento marque des points sur le plan intérieur. Ce qui le place très près des allemands et limite au-dessus des Volvo, nous prenons l’exemple du XC60, essayé en octobre dernier, qui offre une planche de bord recouverte en partie de plastique.

Le Sorento au SuperBowl

Avant de prendre le volant, détendons-nous avec la publicité de lancement diffusée durant le dernier SuperBowl. Vous reconnaitrez certainement le personnage principal :

A l’assaut des routes biarrotes

Après avoir fait les présentations, place à l’essai sur route et là encore on reste subjugué par ce SUV coréen. Avec 200 chevaux via une motorisation 2.2 l CRDi, on se sent à l’aise forcément.

La conduite est relativement souple malgré les 1 850 kg que pèse ce gros joujou et les 200 chevaux sont bien nécessaires pour procurer de belles accélérations dès la moindre sollicitation de l’accélérateur. Kia a su estimer la bonne puissance car moins de chevaux auraient pu nuire au dynamisme de la voiture.

Le poids et la puissance ne sont pas très amis avec le carburant. Bien que Kia établit une consommation moyenne de gazole autour des 6,1/6,7 l/100 km, nous nous sommes retrouvés plus autour des 8/9 litres.

Entre montagnes et centre-ville

Le Sorento 3 n'est pas franchement dans son élément en montagnes. Dommage pour un 4x4 ...

Le Sorento 3 n’est pas franchement dans son élément en montagnes. Dommage pour un 4×4 …

Durant ces 2 jours d’essai, l’équipe de Kia France nous a emmené sur différents terrains de jeu, avec plus ou moins de dénivelés. En effet, nous avons alterné montagnes, villes, routes nationales et autoroutes. C’est seulement sur le premier terrain que le Sorento laisse transparaitre ses faiblesses. Les routes de montagnes ne sont pas faites pour lui, la boite auto y est pour quelque chose (on est alors repassé en mode manuel du coup). On le sent balancer dans les virages, tout comme pour nous avec les sièges en cuir assez peu enveloppants. Mais en ville ou sur routes nationales, le Sorento convainc par sa direction souple et précise et par son confort. C’est clairement son domaine de prédilection !

Discrétion du moteur

Plus les kilomètres s’enchainent, plus on remarque que ce gros 4×4 est bien insonorisé. Le moteur se fait très peu entendre et même, une fois, en dehors de la caisse moteur tournant. On a connu des moteurs diesels de plus faible cylindrée bien plus bruyants. Un bon point !

Le 2.2 l CRDi s'avère relativement discret une fois en route, le plaisir de conduite est préservé sur ce Sorento III

Le 2.2 l CRDi s’avère relativement discret une fois en route, le plaisir de conduite est préservé sur ce Sorento III

L’absence de palettes au volant nous paraissait, au début, un peu déroutant mais au final, nous avons laissé travailler la boite automatique durant tout le séjour. Les palettes sont pratiques dès que l’on souhaite avoir une conduite plus sportive. Sauf que le Sorento est loin de posséder un tempérament sportif (200 chevaux pour pratiquement 2 tonnes, moyen pour en faire un SQ5), on ne lui en veut donc pas sur ce point.

Mais une boite automatique datée

A présent, évoquons son principal point faible : la boite automatique à 6 rapports. Elle met un peu de temps à répondre à nos sollicitations, il faut l’oublier en montagne (expérience décrite en amont) et même ce malgré les changements de modes de conduite (Normal, Sport ou Eco). Les allemands disposent d’une bonne longueur d’avance sur ce point-là avec des boites à double embrayage employant 8 et même 9 rapports.

Kia, ayant privilégié pour cet essai une version Ultimate disponible uniquement en boite auto, propose également une boite manuelle à 6 rapports. Vu le gabarit de l’engin, on reste sceptique au niveau des sensations et du plaisir de conduite de ce dernier en boite manuelle. A essayer tout de même (Kia, on retourne à l’hôtel Le Régina ? ;)) !

Simplifier l’offre au maximum

Le programme tient en 1 page

Le Sorento III étant déjà commercialisé depuis le 14 mars, Kia a fait dans la simplicité au niveau de l’offre commerciale de ce dernier : 2 niveaux de finition, 1 moteur, 2 transmissions possible (1 seulement pour la version Ultimate), 5 coloris dont ce joli blanc Célestite. Cette simplicité se retrouve également des équipements puisque presque tout est de série ! Ça a le mérite d’être clair, pas de liste d’options à rallonge donc.

Tout est de série !

Il offre une ribambelle d'équipements de série : écran tactile de 7 pouces, équipements de sécurité, port USB, sièges chauffants et ventilés, etc.

Il offre une ribambelle d’équipements de série : écran tactile de 7 pouces, équipements de sécurité, port USB, sièges chauffants et ventilés, etc.

En effet dès la version Premium (premier niveau de finition), on bénéficie d’une transmission intégrale (4×4), de sept places, d’un toit panoramique, de sièges chauffants et ventilés (ventilés seulement pour les 2 sièges avants), d’une climatisation automatique, d’un écran tactile de 7 pouces (8’’ pour l’Ultimate), d’une sonorisation signé Infinity et de multiples équipements de sécurité (régulateur de vitesse adaptatif, lecteur de panneaux de signalisation, caméra de recul à 360°, détecteur d’angle mort, indicateur de franchissement de ligne) et sans oublier l’ouverture automatique du coffre et les jantes de 18 pouces d’office (19’’ sur la version Ultimate).

Moins de 50 000€ ? C’est possible !

Niveau tarification, on débute à 43 900€ pour atteindre les 49 900€ avec la finition Ultimate. Si une telle somme vous faire peur, le constructeur coréen propose une LLD (Location Longue Durée) et affiche des tarifs raisonnables (de 600 à 700€ par mois) avec 60 000 km et un engagement sur 48 mois pour ce véhicule

Avec l’arrivée de ce Sorento, Kia ne vise pas le podium en termes de ventes (prévision de 300 unités en 2015) mais souhaite améliorer son image de marque. C’est plutôt bien pensé, c’est une bonne stratégie pour se fondre dans le paysage automobile tricolore et trouver sa place.

Une belle alternative chez les SUV

La quinzaine de Sorento 3 en bord de mer. Sympa !

La dizaine de Sorento 3 en bord de mer. Week-end sympathique !

Cette nouvelle mouture du Sorento nous a séduit. Il est esthétiquement propre, accueillant, confortable et agréable à conduire. Les défauts précédemment cités se font vite oubliés au fil des kilomètres, rassurez-vous. On se laisserait presque tenté par ce Sorento 2015, seulement une idée nous taraude : pense-t-on immédiatement à Kia lors d’un achat d’un véhicule ?

Malheureusement non, nos réflexes d’automobilistes ont appris à se tourner d’abord vers le quatuor allemand (BMW, Audi, Volkswagen et Mercedes) et Kia est bien conscient de ce manque de notoriété dans nos contrées. Seulement en y regardant de plus près au niveau des offres commerciales de chacun, on se dit que le bon rapport prix/finition/prestations fourni par ce Sorento peut faire pencher la balance en sa faveur.

Autres éléments déclencheurs de passer chez les coréens : les 7 ans de garantie (cessibles en cas de vente) et les 7 ans de mise à jour de la carte GPS (également cessibles).

Kia a misé sur des cartes différentes par rapport à ses concurrents pour se démarquer et espérer séduire les automobilistes. Le pari semble être réussi au regard du succès du Sportage, peut être même qu’à l’avenir ces « fameux réflexes » seront amener à évoluer.

Enfin, nous tenons à remercier l’équipe Kia (Clélia, Xavier, Frédéric, Kim aka Michael et le reste de l’équipe) pour l’invitation à cet essai en duo, les animations du séjour, les bons moments partagés et surtout pour l’incroyable hôtel. « Le pouvoir de surprendre », tel est leur slogan ; on peut vous dire que l’on a été surpris de bout en bout. Merci !

Notre essai du Sorento en photos

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