Carlos Ghosn convoqué à l’Elysée : l’usine de Flins est sauvé!!!

Carlos Ghosn convoqué à l’Elysée : l’usine de Flins est sauvé!!!

La prochaine Clio 4 sera fabriquée à Flins (Yvelines) et en Turquie, a annoncé le PDG de Renault Carlos Ghosn à l’issue d’une réunion avec Nicolas Sarkozy samedi dernier.

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Les déclarations du PDG de Renault sont à suivre.

Carlos Ghosn a déclaré :

« J’ai confirmé au Président de la République que nous produirons la Clio 4 à Flins, dans un cadre général de ‘double sourcing’ (deuxième localisation) avec Bursa, en Turquie ».

« Le site de Flins est pérenne et l’emploi y sera maintenu à terme ».

« Renault poursuivra sur le site de Flins la production des modèles actuels de Renault Clio et y implantera une partie de la production de la Clio 4 ».

«J’ai confirmé au Président de la République que nous produirons la Clio 4 à Flins, dans un cadre général de double sourcing avec Bursa en Turquie (la voiture sera fabriquée dans les deux usines ».

Le gouvernement voulait la garantie que la Clio 4, programmée pour 2013, soit prioritairement fabriquée en France. Il avait pris ombrage d’une fuite prêtant l’intention au groupe de fabriquer cette voiture dans son usine turque, qui produit déjà 180.000 véhicules par an. Renault répondait jusqu’ici que la décision finale n’était pas encore été prise et que la Clio continuerait à Flins jusqu’à ce que la Zoé électrique prenne le relais, voire au-delà.

Renault assure que l’avenir du site de Flins, dédié à la fabrication de la berline électrique Zoe qui commencera en septembre 2011, est garanti et qu’aucun licenciement n’est prévu.

L’Etat est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital. Une part qui ne devrait pas évoluer, selon Christian Estrosi. «Ce n’est ni l’augmentation du capital, ni le nombre d’administrateurs qui déterminent les choix stratégiques et industriels que le gouvernement et le président de la République veulent obtenir de la part de Renault», a assuré le ministre.

Bruxelles craint pourtant une ingérence de l’Etat dans cette affaire. La Commission européenne a demandé à Paris des explications, s’interrogant sur la compatibilité des interventions gouvernementales avec les engagements pris lors des prêts de l’Etat en 2009 pour soutenir les constructeurs face à la crise.

Sur France 5, Christian Estrosi a indiqué qu’il avait répondu que l’État n’intervenait qu’en tant qu’actionnaire, et que ses demandes en matière de localisation s’inscrivaient toujours au sein de l’Union européenne, puisque le débat portait sur la Turquie. Selon le ministre de l’Industrie, la commissaire européenne à la Concurrence Nellie Kroes s’est dite satisfaite de cette réponse.

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