Renault et PSA accusés de surfacturer leurs pièces de carrosserie

Renault et PSA accusés de surfacturer leurs pièces de carrosserie

Surfacturation des pièces carrosserie. 1,5 milliard d’euros. C’est le bénéfice qu’auraient enregistré PSA et Renault en gonflant artificiellement les prix de leurs pièces captives grâce au même outil, selon une information de Mediapart.

Grosse révélation qui nous touchent tous !

C’est une révélation qui risque de relancer le débat autour de la libéralisation de la pièce de carrosserie. Selon Mediapart, PSA et Renault auraient artificiellement augmenté de 15 % environ le prix de certaines pièces de rechange. Et comment ont ils fait? grâce à l’utilisation d’un logiciel, Partneo. Cette manœuvre s’est essentiellement portée sur les pièces dites captives. Ces derniers ont ainsi vu leurs prix bondir ces dernières années. A titre d’exemple +264 % pour une protection de roue de Dacia Sandero, +100 % pour un rétroviseur de Clio III, etc.

Grâce à cette opération, les deux constructeurs auraient généré un bénéfice hyper confortable. l’estimation est de 100 millions d’euros par an au niveau mondial, soit un total de 1,5 milliard d’euros. Selon Mediapart, l’Autorité de la concurrence a été alertée dès 2017 de ces pratiques. Mais elle n’a pas donné suite, faute de preuves.

Rajoutons que le journal soupçonne PSA et Renault de collusion. Estimant que les deux constructeurs ont pu se concerter pour opérer les mêmes hausses… Des suspicions alimentées par une récente plainte déposée par le créateur du logiciel Partneo (qui a été revendu au cabinet de conseil Accenture). Dans laquelle plusieurs documents laisseraient entendre que les deux groupes ont pu se concerter. Puis élaborer leur stratégie pour faire un usage similaire du logiciel.

PSA et Renault nient les chiffres

Sollicité par nos confrères, Renault a démenti tout échange d’informations avec son concurrent. Assurant que les chiffres avancés par le site « ne correspondent pas » à leurs données. PSA, de son côté « conteste totalement » des accusations qu’il juge « infondées« .

Pour mémoire, en France, les pièces de carrosseries sont aujourd’hui protégées par le droit de la propriété intellectuelle. Les constructeurs sont donc les seuls à pouvoir les commercialiser. Ainsi, ils fixent librement leurs prix. En 2012, l’Autorité de la concurrence a rendu un avis. Dans lequel, elle avance l’idée que les droits de propriété intellectuelle devraient être supprimés pour ces pièces, dénonçant l’envolée de leurs prix.

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