Maintenance prédictive, réparations en ligne : quand la voiture devient garagiste.

Maintenance prédictive, réparations en ligne : quand la voiture devient garagiste.

Maintenance prédictive, réparations en ligne. Mélangez un zeste de statistiques une poignée d’IOT (internet des objets) et un soupçon d’intelligence artificielle. Vous obtiendrez la recette pour paramétrer entièrement tout l’entretien de votre véhicule.

Usure des pièces et analyste prédictive ?

Le constat le plus flagrant des constructeurs est le changement des pièces automobiles. c’est qu’il faut souvent attendre la panne ou un seuil critique pour s’y résoudre. Ceux-ci aimeraient améliorer le processus de maintenance et de réparation de leurs véhicules. A l’heure actuelle, le seul moyen pour y parvenir, c’est de se fier aux distances parcourues en estimant l’usure de ces pièces. Le problème vient de l’usure. Celui ci peut être précoce en fonction du type de conduite, la vitesse moyenne, la météo ou encore le type de routes utilisées. C’est la que L’IOT intervient. Grâce à lui les industriels seront capables d’analyser l’état de chaque pièces pour personnaliser les recommandations de maintenance SAV. L’idée est de prévenir le conducteur qu’il faut aller chez le garagiste voir même d’effectuer la réparation à distance !
Les gros constructeurs comme le groupe PSA, Volkswagen ou encore Renault souhaitent déjà intégrer ces modules dans leurs véhicules.

Données théoriques, usure pratique

Pour réaliser ce projet, ils peuvent compter sur les startups spécialisées comme celle du Français DRUST. Celle-ci est dans la capacité de pouvoir mesurer en temps réel les données d’un véhicule après avoir installé son module connecté. Pour l’instant, seul les freins et les pneus sont visés. « Pour les pneus, nous utilisons les données d’un accéléromètre fixé sur le châssis pour détecter les virages et les accélérations », détaille le directeur opérationnel de Drust, Pascal Galacteros. « Nous combinons ensuite ces données effectives aux modèles physiques utilisés par les constructeurs de pneus pour voir combien de temps ils vont durer. Ensuite, l’I.A vient pondérer les statistiques en prenant en compte le profil du consommateur.

Par exemple : elle va calculer les jours ou le client roule plus que les autres, s’il part uniquement en vacances l’hiver etc. « Nous finissons par déterminer un mois durant lequel il faudra effectuer une intervention sur le véhicule » complète Pascal Galacteros. Les données sont ensuite comparées à celles de sociétés qui valident la durée de vie des pièces automobiles pour vérifier leur adéquation.

Verrouiller la relation client

Cette sorte de maintenance prédictive est utile pour alerter les conducteurs. SI, leur voiture nécessite une révision. Alors, ils sont alerter par sms et en leur proposant une date de rendez-vous rapide ! Pour le consommateur c’est une sécurité et une garantie supplémentaire afin d’agir avant qu’un problème ne survienne. « Les plaquettes de freins sont fixées sur un disque avec une épaisseur d’usure. Si on dépasse cette épaisseur, on attaque les pièces de fixation et on endommage le disque qu’il faudra aussi changer, » prévient Pascal Galacteros.

Cette manœuvre est dans le but de favoriser le réseau de réparation du distributeur. Alertés en premiers, les constructeurs n’ont plus qu’à rediriger le client vers un réparateur partenaire plutôt que vers un concurrent. Ces prédictions aident aussi les garagistes à mieux gérer leur stock de pièces. Car ils peuvent anticiper la demande future.

Evidemment, il reste le cas du défaut ou du « bug ». Il faut savoir que les constructeurs perdent des milliards de dollars chaque année dépensé dans des rappels couteux. Souvent une manipulation logicielle effectuée à distance suffit à corriger un problème sur un véhicule. Aussi, ces mises à jour à distances appelées « OTA » (Over the air) sont une habitude dans le monde des Smartphones. Mais, cela n’est pas encore usuel dans le monde automobile. Seul Tesla est en avance sur le sujet.

Des exemples pratiques ?

Un exemple récent illustre bien le sujet : le rappelle aux Etats-Unis d’environ 5 millions de véhicule pour le Géant Fiat-Chrysler. Le but de la manœuvre ? Mettre à jour le logiciel interne du véhicule pour pouvoir désactiver le régulateur de vitesse. Mais, celle-ci ne pouvait s’effectuer que localement. A l’inverse, la Model 3 de Tesla à subi une faille dans son système de freinage d’urgence. Pour corriger le tir, la startup à déployé une mise à jour OTA une semaine après… Un gain de temps et d’argent très efficace qui sera surement adopté par tous les constructeurs d’ici quelques années.

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