Nouvelle norme WLTP : ce qui change concrètement

Nouvelle norme WLTP : ce qui change concrètement

Entrée en vigueur depuis le 1er septembre; la nouvelle norme WLTP remplace le cycle NEDC, avec son lot de conséquences pour les marques et les particuliers.

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Déjà en place depuis le 1er septembre 2017 pour les nouveaux modèles; le cycle d’homologation WLTP (Worldwide harmonised Light vehicle Test Procedure) vient désormais d’entrer en vigueur pour l’ensemble des véhicules. Remplaçant le cycle NEDC, celui-ci consiste en une série de tests plus réalistes mais aussi plus complexes. Avec une durée supérieure et une nouvelle épreuve routière plus proche des conditions normales d’utilisation d’un véhicule.

En elle-même, l’intention n’est pas forcément mauvaise, puisque ce cycle permet d’afficher des chiffres plus proches de la réalité; et donc plus honnêtes envers les consommateurs. Pourtant, les conséquences sont nombreuses, en raison d’une hausse moyenne de 9,6 % des émissions, qui peut toutefois largement varier selon les véhicules. A titre d’exemple, un BMW X5 3.0 M50D rejetant 174 g de CO2 avec le cycle NEDC passe désormais à 209 g, soit une hausse de 18 % après le passage au cycle WLTP.

Un malus en hausse ?

Évidemment, avec une telle augmentation, on s’attend logiquement à une hausse des malus. Pourtant, à ce sujet, le gouvernement est resté étonnement silencieux et rien n’a encore été évoqué quant à une montée en flèche des prix. Pour reprendre notre exemple, le BMW X5, dont le malus est actuellement affiché à 7.340 € devrait alors passer à 10.500 €. Le prix maximal pouvant être appliqué pour le moment. Nous ne devrions donc pas tarder à en savoir plus sur une éventuelle hausse des tarifs. Et il serait étrange que le gouvernement se prive d’un tel avantage.

Toutefois, l’augmentation des émissions devrait varier selon le type de véhicule. Selon le cabinet Jato Dynamics, le segment des berlines de luxe est le plus concerné. Avec une hausse moyenne de 18,3% des émissions. Tandis que les mini-citadines affichent quant à elles une augmentation d’environ 6,6%. De leur côté, les voitures électriques ne sont pas en reste. Le nouveau cycle WLTP a quant à lui un impact important sur l’autonomie. Concrètement, une Renault Zoé homologuée à 400 km avec le cycle NEDC passe en effet à seulement 300 km, soit une baisse de 25 %.

Baisse de puissance et indisponibilités

Pour répondre à ces nouvelles exigences, les constructeurs ont donc dû opérer de nombreux changements dans leur gamme. Cela passe notamment par l’introduction de nouveaux moteurs, ou par la réduction de puissance de certaines motorisations déjà présentes. Principalement par souci d’économie. C’est notamment le cas du groupe Volkswagen, qui a été contraint de faire perdre 10 chevaux à ses Golf R et Seat Leon Cupra R. Tandis que la Skoda Superb passe quant à elle de 276 à 268 chevaux.

Ce n’est pas tout, puisque de nombreux constructeurs ont également dû suspendre les commandes pour certains de ses modèles. C’est par exemple le cas de Peugeot, dont la production de la 308 GTi a été stoppée. Afin de mettre à jour son bloc 1,6 litres de 270 chevaux. Egalement de Porsche, qui a interrompu les ventes de certains de ses modèles afin de se mettre à niveau. Des arrêts dans les chaînes de fabrication qui ont évidemment pour conséquence d’accroître les délais de livraison. La 308 GTi nouvelle génération ne devrait pas être présentée avant le Mondial de Paris, qui débutera en octobre prochain.

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