9 lois à savoir sur les pneumatiques !

9 lois à savoir sur les pneumatiques !

9 lois à savoir sur les pneumatiques. Il existe de nombreuses lois sur l’utilisation des pneumatiques en France. On pense connaître les plus importantes, mais souvent elles sont mal comprises. Mal interprétées je devrais dire. Voici donc 9 lois que vous ou votre garagiste pensiez savoir mais qui ont été probablement trop synthétisées. 

1. Il faut avoir exactement les mêmes pneus sur le même essieu.

Faux. Tout se joue sur les termes « exactement les mêmes ». Voici ce que dit la loi sur les règles de montage : « tous les pneumatiques montés sur le même essieu doivent être du même type (sauf utilisation de la roue de secours) ».

Qu’est-ce qu’un même type ?

L’ annexe II point 2.1 de cette même directive définit la notion de « type de pneumatique » : les pneumatiques ne présentant pas entre eux de différences essentielles sur les points suivants :

  • la marque
  • la dimension
  • la catégorie d’utilisation (ex : route, neige, usage spécial)
  • la structure (radiale ou diagonale)
  • le code de vitesse
  • l’indice de capacité de charge

Comme vous pouvez le voir, ici, on ne parle pas de modèle de pneus. Il est donc tout a fait possible d’avoir deux pneus différents de la même marque sur le même essieu, tant qu’il s’agit de la même structure.

2. Il est possible de monter un pneu normal et un pneu rechapé sur le même essieu.

Vrai, la loi le précise.

« Peuvent coexister sur un même essieu des pneumatiques rechapés et non rechapés s’ils ont le même type d’origine et si les pneumatiques rechapés l’ont été par le manufacturier lui-même. » article 3 

Nous le déconseillons FORTEMENT. Même s’il est quand même peu probable que vous arriviez à trouver un pneu qui a été rechapé par le même manufacturier.

3. Toujours changer les deux pneus du même essieu quand on crève.

Faux. Dans la limite de 5mm d’usure entre les deux.

« La différence entre la profondeur des rainures principales de deux pneumatiques montés sur un même essieu ne doit pas dépasser 5 millimètres. » 

Dans la pratique, ça veut dire que votre pneu encore valide doit être quasiment neuf.

4. Il faut un macaron pour préciser que l’on a des pneus hiver.

Faux. Le macaron est uniquement obligatoire quand on descend d’un indice de vitesse pour les pneus hiver. C’est à dire quasiment tout le temps :

« 3.4. Des pneumatiques sur lesquels figure un indice de capacité de charge ou un symbole de catégorie de vitesse inférieur aux capacités maximales prévues par le constructeur du véhicule.

Les dispositions du point 3.4 ne sont pas applicables aux véhicules dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 160 km/h et qui sont équipés de pneumatiques « neige » dont le symbole de vitesse est « Q ».

Dans ce cas, une étiquette de mise en garde indiquant la vitesse maximale que peuvent supporter les pneumatiques « neige » doit être apposée à l’intérieur du véhicule, à un emplacement bien en évidence, que le conducteur puisse voir aisément.  »

Au sein de la vraie vie, quand on change il est très rare qu’on ne descende pas d’un indice de vitesse pour des pneus hiver. Dans la vraie vie, les manufacturiers n’ont que très peu de ces fameuses étiquettes, les garagistes quasiment jamais. Et dans la vraie vie, les forces de l’ordre s’en tapent un peu le coquillard.

5. Je peux rouler uniquement avec des pneus neige quand il y a ce panneau. (Panneau B 26).

Panneau B26

Faux, ce panneau indique qu’il faut un équipement spécial. Donc des chaînes. Sauf s’il y a un panonceau d’indications diverses M9 portant l’inscription « Pneus neige admis ».

6. Il n’y a donc que les chaînes neige acceptées quand il y a ce panneau (b26).

Faux, maintenant la plupart des chaussettes neige, ainsi que les « easygrip » Michelin sont officiellement considérées comme équipements spéciaux, et répondent donc à la loi. 

7. J’ai une voiture propulsion, je mets mes chaînes à l’avant quand même, non ?

On parle pas du technique ici, mais du légal. Et donc, non, vous devez avoir vos chaînes sur les roues motrices.

« Chaînes à neige obligatoires sur au moins deux roues motrices. » 

Ça veut aussi dire que si vous avez une voiture 4×4 vous pouvez les mettre où vous voulez.

8. Les pneus cloutés sont interdits en France.

Faux : Utilisables du 11 novembre au dernier dimanche de mars. Attention cependant, la vitesse est limitee à 90km/h avec ce type de pneus.

« Les pneus à crampons peuvent être utilisés du samedi précédent le 11 novembre au dernier dimanche de mars de l’année suivante. Si les conditions atmosphériques l’exigent, les préfets peuvent modifier les dates de la période d’utilisation. »

9. Étiquetage européen : L’indicateur « Tenue de route sur le mouillé » indique la performance de la tenue de route sur le mouillé.

Faux. Il s’agit de la performance du freinage en ligne droite sur une route mouillée. Ne sont donc pas pris en compte : adhérence en courbe, aquaplaning etc.

 

L’info utile:

Dès que LA NEIGE ARRIVE : PENSEZ AUX PNEUS HIVER !

Souvent appelé par défaut « pneu neige », le pneu hiver permet, par son mélange de gomme adapté et par sa sculpture, une meilleure adhérence, un meilleur freinage et une meilleure motricité. Une chaussée glissante est par définition une chaussée dangereuse :

« Rappelons que le pneu hiver permet une distance de freinage deux fois plus courte que le pneu été sur sol enneigé, à 50 km/h ! Et pour les usagers peu exposés à la neige, il existe aujourd’hui sur le marché des pneus homologués « hiver » qui offrent de bonnes performances toute l’année, par tous temps, comme le CrossClimate de Michelin » souligne Daniel Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes ».

Dès une température inférieure à 7 degrés, le « pneu hiver » assure une meilleure sécurité. Sur route mouillée à 80 km/h, lorsque la température est inférieure à 7 degrés, la distance de freinage est réduite de 6 mètres par rapport à celle d’un pneu été, qui est de 70 mètres. Si l’achat et l’équipement de pneumatiques « hiver » représentent indéniablement un coût pour l’automobiliste, rappelons qu’il se verra entièrement rentabilisé avec le temps, puisqu’il laissera les pneumatiques « été » au repos et donc à l’abri de toute usure.

Soulignons enfin que, pour les automobilistes qui souhaitent accéder aux cols de montagnes enneigés, les chaînes à neige, au même titre que les « pneus hiver », sont un gage de sécurité. En outre, les automobilistes ne possédant pas de chaînes pourront se voir refuser l’accès à certaines routes. « Nous conseillons aux automobilistes de s’équiper, afin d’optimiser la tenue de route des véhicules et les distances de freinage »

 

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