Gilets jaunes la carte des manifestations du blocage 17 novembre : (villes et régions)

Gilets jaunes la carte des manifestations du blocage 17 novembre : (villes et régions)

Alors que la grogne s’intensifie, plus de 600 manifestations ont d’ores et déjà été recensés afin de protester contre la hausse du prix du carburant. Retrouvez la carte de la mobilisation près de chez vous et découvrez si votre ville est touchée.

C’est désormais certain : le mouvement du 17 novembre aura un impact considérable dans l’ensemble de l’Hexagone.

Plus de 600 rassemblements organisé par les gilets jaunes visant à protester contre la hausse du prix des carburants sont prévus à travers la France ce samedi. La circulation à Paris, Lille, Lyon ou Marseille sera perturbée par les désormais célèbres « gilets jaunes ». En Provence-Alpes-Côte-D’azur, en Normandie ou encore en Bretagne, toutes les régions seront touchées par les diverses opérations-escargot prévues par les organisateurs sur l’ensemble du territoire.

Au programme, barrages filtrants, mais également stations-services, ronds-points ou encore péages bloqués. Afin de faire plier le gouvernement au sujet de la hausse de la fiscalité sur l’essence et le diesel. Mais également, informer sur la baisse du pouvoir d’achat. Et pour cause, le carburant est actuellement le 2ème poste de dépense des ménages français, derrière le logement et devant l’alimentation.Cela représente une moyenne de 1.700 euros dépensés par an seulement pour remplir le réservoir. De quoi faire monter la grogne des automobilistes et des professionnels du transport! D’autant plus que le gouvernement a également confirmé la hausse du malus écologique. Avec un barème décalé de trois grammes, il débutera désormais à 117 g/km.

DIAPORAMA – Découvrez les cartes et les détails de la mobilisation dans chaque région dans le diaporama ci-dessus. 

Blocage du 17 novembre : les dernières infos

Blocage gilet jaune en Bourgogne-Franche-Comté

A Dijon, les manifestations devraient débuter dès 14h, que ce soit au cœur de la ville comme sur la rocade, avec plus de 10.000 participants annoncés. Les péages de Beaune sur l’A6 et l’A31 seront également bloqués. Tandis qu’Auxerre, Chalon-sur-Saône et Belfort seront aussi impactées, que ce soit sur les parkings, les stations-service ou les routes. A Chaumont, dans l’Yonne, ce sont plus de 5.000 personnes qui devraient prendre part à l’opération.

Blocage gilet jaune en Vendée

A l’est, plus de 9.000 personnes ont déjà répondu présentes à l’appel lancé par les organisateurs. Des blocages sont prévus autour de Challans, Fontenay-le-Comte, les Sables-d’Olonne ou encore la Roche-sur-Yon.

Blocage gilet jaune en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le plus gros des manifestations devrait notamment se retrouver sur l’autoroute A8. Le blocage sera notamment autour de Nice, Marseille ou encore Fréjus. La ville de Maximin-la-Sainte-Baume sera également touchée dès 14 heures par les manifestants. Ceux espèrent faire perdre de l’argent à l’État grâce à une vaste opération-escargot.

Blocage gilet jaune dans les Pays de la Loire

Plus de 13.000 participants devraient être de la partie pour bloquer le périphérique de Nantes le 17 novembre prochain. Ils seront accompagnés avec notamment des motards, agriculteurs, automobilistes et professionnels divers. Les VTC et taxis devraient quant à eux bloquer l’aéroport. Une manifestation est également prévue à Anger, même si les détails restent pour l’heure inconnus.

Blocage gilet jaune en Occitanie

A Toulouse, ce sont plus de 11.000 personnes qui ont prévu de se manifester dans toute la ville. Et plus particulièrement sur le périphérique, tout en bloquant les stations-services et en organisant des « péages gratuits ». Onet-le-Château, Alès, ou encore Tarascon seront également touchées. Tout comme l’A66. Enfin, des barrages filtrants seront installés à Nîmes, afin de limiter l’accès à la ville uniquement aux résidents.

Blocage gilet jaune en Normandie

Sans surprise, la Normandie sera également touchée par ces manifestations. A Rouen, les organisateurs appellent à bloquer l’ensemble de la ville. La circulation devrait être quasi-impossible au péage de Dozulé sur l’A13, dans les deux sens. A Cherbourg, Saint-Lô ou encore Flers, là encore de nombreux blocages sont également prévus, et plus particulièrement autour des ronds-points. Le Havre, Fécamp ou encore Rouen devraient également subir quelques ralentissements.

Blocage gilet jaune en région parisienne

A Paris, c’est notamment le périphérique qui devrait être touché par la manifestation. Plus de 250.000 personnes ont d’ores et déjà annoncé prévoir d’être sur place le samedi 17 novembre prochain. Rendez-vous est donné à la porte de Bercy, que ce soit pour les automobilistes, les taxis, VTC et autres professionnels du transport. Dans le reste de la région, plusieurs opérations de blocage sont également prévues. (à Villejuif (94), Gagny (93) ainsi qu’en Seine-et-Marne (77)). L’ensemble de la N4 devrait également être concernée, et plus particulièrement au niveau de Pontault-Combault, et ce toute la journée.

Blocage gilet jaune dans les Hauts-de-France

Méfiance si vous avez prévu de vous rendre dans les Hauts-de-France, puisque l’autoroute A1 sera partiellement bloquée, les organisateurs prévoyant de bloquer deux voies, laissant la troisième libre. Lens, Boulogne-sur-Mer et Calais seront également impactées, d’autant plus que certains organisateurs souhaitent bloquer l’A16, ainsi que l’entrée du tunnel sous la Manche. Pour l’heure, aucun horaire n’a toutefois été annoncé pour cette potentielle fermeture. Vigilance donc si vous souhaitez vous rendre au Royaume-Uni ce week-end.

Blocage gilet jaune en Haute-Savoie

Si le département devrait être largement touché, c’est notamment la ville d’Annecy qui sera le plus impactée, puisque les organisateurs appellent à un blocage total des accès et sorties. Les manifestants pourront également se rassembler sur plusieurs parkings, notamment à Seynod, Pringy ou encore Annemasse. Un appel a également été lancé afin de boycotter l’ensemble des commerces ce jour-là, tandis que l’autoroute A41 sera bloquée au niveau du péage de Saint-Martin.

Blocage gilet jaune dans l’Est

Autour de Reims et dans l’Est en général, la mobilisation devrait également être importante, notamment autour du péage de Château-Thierry sur l’autoroute A4 entre 7h et 20h, mais également sur l’A34 à hauteur de Sedan. A Strasbourg, plusieurs opérations-escargot sont déjà programmées, tandis que l’accès aux villes de Vouziers, Rethel ou encore Fumay devrait être sérieusement compliqué par les manifestations. Même chose à Metz, Nancy ou encore dans la Vallée de l’Orne.

Blocage gilet jaune en Bretagne

Saint-Malo, Saint-Brieuc, Quimper ou encore Lorient, la Bretagne devrait être quasiment paralysée le 17 novembre prochain. A Locminé, automobilistes, commerçants et chefs d’entreprises seront sur le pont, tandis qu’à Pontivy, plus de 2.000 personnes sont attendues dans les rues. La rocade de Rennes sera bien évidemment impactée, les dernières informations évoquant un blocage des quatre voies par endroit.

La N137 de Rennes à Nantes devrait également être totalement bloquée dès 10h, et ce dans les deux sens de circulation.

Blocage gilet jaune en Corse

Évidemment, la Corse n’est pas exemptée de manifestations, puisque plusieurs mobilisations sont attendues à Bastia, Ajaccio et Porto-Vecchio. Les détails ne sont pour l’heure pas encore connus, mais il faudra probablement s’attendre à des blocages de stations-services et autres axes routiers, et ce dès 6 heures du matin.

L’Elysée assume son choix impopulaire :

De son côté, Emmanuel Macron a déclaré « assumer pleinement » sa décision de taxer les carburants, préférant ce système à la « taxation du travail ». Un avis qui est loin d’être partagé par les associations de défense des automobilistes, qui parlent d’une « taxe sur le droit de travailler », puisqu’actuellement 3 Français sur 4 se rendent sur leur lieu de travail en voiture, bien souvent par obligation. En moyenne, les actifs passent plus de 50 minutes par jour sur la route, soit une augmentation du temps 25 % en seulement 12 ans, malgré les injonctions à abandonner son véhicule pour un mode de transport plus doux tel que le vélo.

Blocage du 17 novembre : les dernières infos

 

Philippe présente ses mesures visant à apaiser le mécontentement des manifestants.

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est exprimé ce matin sur RTL à propos de la grogne des gilets jaunes. « On ne va pas annuler les hausses » sur les prix du carburant, a-t-il confirmé sur les ondes franco-luxembourgeoises, rappelant que la taxe carbone faisait partie des engagements du candidat Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017. Il a prévenu que « la loi s’appliquera » en cas de blocage des routes, ajoutant que « l’entrave à la circulation, c’est sanctionné ».

Le Premier ministre a tenté de calmer la colère des opposants à l’augmentation des prix des carburants avec deux mesures.

La première est le doublement de la prime à la conversion, qui passera de 2 000 à 4 000 euros pour les ménages les plus modestes. La seconde est l’extension du chèque énergie. Ce dispositif permet aujourd’hui d’aider les foyers les moins favorisés à payer les factures de gaz et d’électricité. Le nombre de ménages concernés va passer de 3,6 à 5,6 millions. Par ailleurs, Edouard Philippe a annoncé que le gouvernement entend établir un plan afin d’éliminer le chauffage au fioul d’ici 10 ans dans l’Hexagone.

La mobilisation ne fléchit cependant pas sur les réseaux sociaux.

Les grandes enseignes fonte un geste aux automobilistes en proposant de vendre leur carburant à prix coûtant. Quelles stations-services sont concernées ? Découvrez où faire votre plein moins cher en novembre !

Coup de com’ de la part des grandes enseignes ou vraie volonté de donner un coup de pouce aux automobilistes. Un peu des deux sans doute, mais qu’importe, la grande distribution décide de faire un geste. Pour cela elles proposent dans une grande partie de leurs stations-service le carburant à prix coûtant. Concrètement, cela signifie que les supermarchés revendent l’essence et le diesel au tarif qu’ils l’ont payé. Et oui, sans prendre de marge comme ils le font habituellement.

Cette opération de grande ampleur, dont les dates varient selon les enseignes rencontre d’ores et déjà un grand succès. Même si les économies ne sont en réalité pas si importantes. En effet, selon le lieu, c’est en moyenne moins de deux euros. C’est le calcul de l’économie sur un plein d’environ 40 litres. Si cette opération séduit les automobilistes. Les petites stations-services n’ayant pas les moyens de rogner sur leur marge sont quant à eux moins satisfaites. Car elles craignent un manque à gagner durant ce mois de novembre.

Des enseignes mobilisées

Si Leclerc a été le premier à lancer le mouvement. L’enseigne française a rapidement été suivie par Carrefour, malgré une opération plus restreinte, tant en termes de durée que de nombre de stations. De son côté, Géant Casino propose quant à lui des bons d’achats à partir de 50 € d’achat uniquement le week-end. Tandis qu’Intermarché vendra son carburant à prix coûtant tous les week-end jusqu’à la fin de l’année. En ce qui concerne les groupes pétroliers tels qu’Esso, Total ou Shell, rien n’est prévu de leur côté. Leurs tarifs sont généralement plus élevés et zéro implication de leur part !!!!!

Que ce soit en Île-de-France, en Bretagne ou en Occitanie, ce sont plusieurs milliers de stations-services participant à l’opération de vente de carburant à prix coûtant. Un coup de communication qui semble réussi. Les manifestations du 17 novembre s’organisent à travers la France. Il est prévu de nombreux blocages sur l’ensemble du territoire, que ce soit sur les routes, dans les stations ou autour des péages autoroutiers. Le but ? Paralyser le pays et faire revenir le gouvernement sur sa décision d’augmenter les taxes sur l’essence et du diesel.

Article en collaboration avec Auto moto.

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