Suite DES MAUVAISES NOUVELLES POUR CARLOS GHOSN…

Suite DES MAUVAISES NOUVELLES POUR CARLOS GHOSN…

La descente aux enfers continue pour le PDG de Renault. Carlos Ghosn, emprisonné depuis novembre 2018 au Japon et mise en examen pour abus de confiance aggravé. De nouvelles décisions et nouveaux dossiers viennent se coller à l’actualité néfaste du Cost Killer.

Nissan a contribué à l’exile fiscale de Carlos Ghosn

De Paris à Amsterdam

Après Rio et Beyrouth, où Carlos Ghosn possédait des logements luxueux, Nissan a financé en partie des demeures situées en Europe à Paris et Amsterdam. Aux Pays-Bas, c’est un appartement qui a été loué en 2012 et c’est cette année-là que Ghosn en fait sa résidence fiscale. Carlos Ghosn s’est expatrié à Amsterdam dès lors de la passation de pouvoir à l’Elysée entre l’ancien président Nicolas Sarkozy et le nouveau François Hollande.

Qui paie son loyer ?

Selon un proche de Carlos Ghosn, ce dernier aurait payé un loyer de 8 500 euros par mois de ses propres ressources jusqu’en 2017. La concession Nissan aurait pris en charge la caution de l’appartement pour un montant de 15 000 euros. Dès lors que Ghosn prit la tête de l’enseigne Nissan en 2017, le bail de location fut transféré au groupe. Nissan International Finance, une structure financière du groupe implantée dans le pays prend alors en charge les mensualités ainsi que les charges du loyer de l’appartement. Ces transactions sont alors refacturées à Nissan Japon.

Et RENAULT dans tout ça ?

De plus, Carlos Ghosn aurait tenté de faire financer la location de l’appartement par la société RNBV (société appartenant à Renault-Nissan) mais il se serait vu s’octroyer un refus de sa demande. La cause du refus est due aux paiements, qui, selon la RNBV, seraient en opposition avec l’objet social et qui pourraient lui être reprochés. Nissan International Finance n’est, quant à elle, pas citée dans les documents officiels de Nissan Japon.

Un duplex à Paris pour Carlos Ghosn

Un appartement de fonction

Dans la capitale, c’est un duplex situé avenue Georges Mandel dans le 16ème arrondissement de Paris d’une superficie de 489 mètres carrés dont Carlos Ghosn qui en a été propriétaire. C’est aux frais de Nissan International Finance que l’appartement a été acheté pour la maudite somme 3,4 millions d’euros en 2005. La société a également la rénovation du logement à ses frais. Un achat de studio situé à l’étage supérieur de l’appartement a été remarqué trois ans plus tard pour 150 000€ sans connaitre le réel but de cet achat. Nissan louait pour sa filiale le duplex et le studio pour une somme de 15 000 euros par mois qui était l’appartement de fonction de Carlos Ghosn.

Les dessous de l’enquête:

Les différentes enquêtes du dossier Ghosn révèlent que ce dernier avait implanté un réel centre opérationnel consacrée aux discrètes transactions qu’il entretenait lui et ses collaborateurs pour leur bien-être mais également pour la mise en place de sa politique industrielle (alliance Renault-Nissan et Nissan-Mitsubishi).

Selon, Les Echos et le Wall Street Journal, en 2017, une transaction faisant office de rémunération de 8 millions de dollars par une entité Renault-Mitsubishi BV a été révélée et créée sur la même base du système Renault-Nissan.

Alliance RENAULT NISSAN MITSUBISHI

L’Etat français qui soutenait le PDG de Renault demande la désignation d’un nouveau successeur

Perte d’un soutien de taille

Retournement de veste de l’Etat français. A ce jour,le Gouvernement qui soutenait l’homme d’affaires du groupe automobile n°1 mondial, demande la désignation d’un nouveau successeur aux commandes de Renault.C’est Bruno Le Maire, ministre de l’Economie qui a dévoilé cette information aux micros de LCI : « J’ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d’innocence de Carlos Ghosn, que s’il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes.Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d’une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault ».

A la suite de cela,un conseil d’administration chez Renault devrait avoir lieu dans les jours à venir.Le ministre de l’Economie annonce clairement le fait de vouloir trouver un nouveau patron pour Renaultet n’a pas évoqué de ce qui en est de la direction de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi : « Nous souhaitons que ce conseil d’administration désigne une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault » explique-t-il et rajoutant par la suite : « Ce sera au conseil d’administration de lui dire exactement les contours de ses fonctions ».

L’état et l’alliance

Le ministre a voulu se montrer rassurant quant à l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et ne veut pas rompre le lien qui uni cette entente :« Nous souhaitons la pérennité de l’alliance.

La question des participations au sein de l’alliance n’est pas sur la table » assure-t-il. Un nom circule dans la presse et les médias : Jean-Dominique Sénard, président directeur général de Michelin.Bruno Le Maire, questionné par un journaliste sur la candidature éventuelle de ce dernier en tant que président non exécutif de Renault, s’est exprimé sur le sujet en mettant en avant les qualités de ce dernier mais n’a pas donné d’opinion pouvant mener à une certitudesur la candidature du président sortant de Michelin.

Ce mardi 15 janvier, les avocats du PDG de Renault ont manqué d’obtenir sa libération sous

caution, rejetée par le tribunal de district de Tokyo. Carlos Ghosn restera en détention provisoire au moins jusqu’au 10 mars 2019.Son avocat principal, MotonariOtsuru, a décidé de faire appel à travers un communiqué de cette décision de refus de remise en liberté.

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