Lancé tout d’abord pour le marché Américain principalement en créant un nouveau genre automobile (le crossover), le Murano arrive en Europe en 2004.
Il sera suivi en 2008 d’une seconde génération, au design encore plus sportif. Cependant, malgré toutes ses qualités, il n’arrivera jamais à percer en Europe, faute de motorisation diesel.
En effet, le moteur Diesel représente 90 % des volumes de vente en Europe sur ce segment. En 2010, Nissan répare son erreur et propose enfin une offre adaptée au Vieux Continent. Mais que vaut-il exactement ?
Essais Nissan à Francfort (Partie 2 / 2) : Murano sauce Europe
Bien avant d’enclencher le moteur, le Murano s’apprécie pour son design sportif et un certain charisme. A cela, il faut rajouter un excellent rapport qualité/ prix. Il n’existe qu’une seule version où tout (ou presque) est de série. Il ne manque plus que la peinture métallisée facturée à 600 euros. Mais Nissan frappe encore plus fort en proposant un tarif identique pour le V6 essence et pour le 2.5 dCi, tous deux à 49 300€. D’emblée, sur le papier, le diesel prend donc l’avantage grâce à une consommation plus modérée (8L/100km contre presque 11 pour le V6), un gain de 1 000€ sur le malus à payer (2 600€ en essence et 1 600€ en diesel) et une puissance fiscale moindre (12 CV contre 18 CV). Concernant le choix d’un « petit » 4 cylindres diesel, les écolos verront un effort pour les émissions de CO2, les pragmatiques penseront au manque de place sous le capot pour un V6 diesel.
Tout d’abord, avant de conduire le Murano, le conducteur est un homme comblé. Tout est là pour votre confort. Sellerie cuir, réglage électrique des sièges, sièges chauffants, clim auto, caméra de parking avant et arrière, toit ouvrant électrique, GPS, allumage automatique des phares et détecteur de pluie,… Tout est facile et plutôt bien pensé. Pour ne rien gâcher, la finition est bonne et les matériaux flatteurs au toucher. A ce prix-là, par rapport à la concurrence, on frise le sans faute. Surtout quand on pense qu’on n’a pas à se plonger dans le traditionnel épais catalogue des options si cher aux Allemands.
Au volant, le Murano se conduit comme une berline américaine. C’est un vrai salon roulant, confortable et qui prend autant soin de ses passagers que de son conducteur. En revanche, il ne faut pas le pousser car il n’apprécie pas la conduite sportive et vous le fera savoir par un manque de plaisir de conduite évident. La tenue de route reste saine, la prise de roulis correcte. Le Murano n’est pas une Lotus et n’aime pas les routes sinueuses et sera bien plus à l’aise sur de grandes routes ou sur autoroute.
Par ailleurs, le moteur 2.5 dCi Auto All-Mode se caractérise hélas par un bruit bien trop présent dans l’habitacle qui gêne les passagers. Pour ne rien arranger, la boîte, mal étagée, propose une seconde trop longue qui est déplaisante en ville et qui fait vraiment monter le bruit quand on accélère un peu, sans que la boîte daigne passer pour autant en troisième.
Ce sont là les seuls réels défauts du Murano diesel. Car hormis cela, le crossover nippon nous gâte en permanence et reste plein de bonnes attentions. Les puristes préféreront le V6 essence, mais le coût à l’usage avantage sérieusement le petit 2.5 dCi.
Le Murano demeure une offre décalée par son design, son confort et par son prix avantageux face à la concurrence. C’est d’ailleurs sur ces arguments ainsi que sur le nouveau 2.5 dCi que Nissan compte en vendre 500 par an en France. L’objectif paraît réalisable car on peut vraiment être séduit par sa gueule de SUV sportif bien élevé.

1 Comment
Chasseur Immobilier Toulouse
Pas fan du Murano, surtout pour un haut de gamme